Prix du gaz

Le prix du kWh de gaz

Le prix du kWh de gaz ne suffit pas à connaître le montant d’une facture. Son sens dépend de l’affichage HT ou TTC, de votre profil de consommation et parfois de votre zone. Pour comparer, additionnez toujours abonnement, énergie et taxes sur une année.

  • Le prix du kWh est la part variable de la facture, mais l’abonnement pèse aussi dans le coût annuel.
  • Une remise affichée en HT ne correspond pas mécaniquement à la même économie en TTC, car les taxes sur la consommation ne disparaissent pas.
  • La classe de consommation modifie l’équilibre entre abonnement et prix unitaire du kWh.
  • La zone tarifaire, attribuée à la commune, peut faire varier le prix appliqué par une même offre.
  • La comparaison fiable repose sur le coût annuel TTC calculé avec votre consommation, votre classe et votre zone.
  • Les grilles évoluent : vérifiez toujours les conditions tarifaires en vigueur et utilisez le comparateur avant de décider.
Cadran de compteur de gaz illustrant le prix du kilowattheure

Prix du kWh par classe, HT et TTC

ClasseUsagePrix HTTVAPrix TTCAbonnement TTC
Base0 à 1 000 kWh/anCuisson seule0,1233 €20 %0,1479 €116 €/an
B01 000 à 6 000 kWh/anCuisson + eau chaude0,1233 €20 %0,1479 €116 €/an
B16 000 à 30 000 kWh/anChauffage (+ ECS + cuisson)0,0978 €20 %0,1174 €280 €/an
B2I30 000 à 300 000 kWh/anGros consommateurs0,0951 €20 %0,1141 €331 €/an

Barème indicatif au 1ᵉʳ août 2026, zone tarifaire 3.

Le même prix, six zones tarifaires

ZoneBase / B0B1B2I
Zone 10,1437 €0,1132 €0,1099 €
Zone 20,1461 €0,1156 €0,1123 €
Zone 30,1479 €0,1174 €0,1141 €
Zone 40,1500 €0,1195 €0,1162 €
Zone 50,1522 €0,1217 €0,1184 €
Zone 60,1553 €0,1248 €0,1215 €

Pourquoi le kWh le moins cher ne gagne pas toujours

Le classement des offres change selon le volume consommé, parce que l’abonnement pèse d’autant plus que la consommation est faible. Voici, pour six profils, l’offre la moins chère et le prix du kWh correspondant.

ConsommationClasseOffre la moins chèrePrix du kWhAbonnementCoût annuelPart de l’abonnement
500 kWhBaseWekiwi — Gaz Forfait Wekiwi0,1257 €116 €179 €65 %
3 500 kWhB0Wekiwi — Gaz Forfait Wekiwi0,1257 €116 €556 €21 %
9 500 kWhB1Wekiwi — Gaz Forfait Wekiwi0,0998 €280 €1 229 €23 %
17 000 kWhB1Wekiwi — Gaz Forfait Wekiwi0,0998 €280 €1 977 €14 %
28 000 kWhB1Wekiwi — Gaz Forfait Wekiwi0,0998 €280 €3 075 €9 %
42 000 kWhB2IWekiwi — Gaz Forfait Wekiwi0,0970 €331 €4 405 €8 %

Sur un profil cuisson à 500 kWh par an, l’abonnement représente l’essentiel de la facture : une remise sur le kWh y est presque sans effet. À 42 000 kWh, c’est l’inverse.

Les huit offres au meilleur coût annuel

Profil de référence : 17 000 kWh par an, zone tarifaire 3.

#OffreTypePrix du kWhAbonnementCoût annuel
1Wekiwi — Gaz Forfait WekiwiIndexé0,0998 €280 €1 977 €
2Ohm Énergie — Ultra Éco GazIndexé0,1010 €280 €1 997 €
3Mint Énergie — Online & Green GazIndexé0,1033 €280 €2 037 €
4La Bellenergie — Gaz ConstanceIndexé0,1045 €280 €2 057 €
5Mega Énergie — Gaz MegaIndexé0,1045 €280 €2 057 €
6Mint Énergie — Smart & Green GazIndexé0,1068 €280 €2 096 €
7Ohm Énergie — Classique GazIndexé0,1068 €280 €2 096 €
8Eni — Webéo GazIndexé0,1080 €280 €2 116 €

Comprendre le prix du kWh de gaz

Le kilowattheure, noté kWh, est l’unité utilisée pour facturer votre consommation de gaz naturel. Son prix constitue la partie variable de votre facture : plus vous consommez, plus son poids augmente. Mais il ne représente jamais, à lui seul, le prix de votre contrat. Pour estimer ce que vous paierez réellement, vous devez y ajouter l’abonnement et raisonner toutes taxes comprises.

Les tableaux et outils de cette page permettent de suivre les grilles actuellement proposées. Ils doivent toutefois être lus avec méthode : une offre qui semble moins chère au kWh peut être plus coûteuse sur l’année si son abonnement est élevé, si la remise ne s’applique qu’en hors taxes ou si elle ne concerne pas votre profil. Les prix évoluent selon les offres ; consultez donc la grille tarifaire en vigueur du fournisseur et notre comparateur d’offres de gaz avant toute décision.

Anatomie du prix du kWh

Au sens contractuel, le prix du kWh est le montant facturé pour chaque kWh consommé. Une facture de gaz associe cette composante variable à une composante fixe, l’abonnement. La formule de base est donc simple : facture = abonnement + nombre de kWh consommés × prix du kWh + taxes applicables. Selon la présentation de la grille, les taxes peuvent déjà être comprises dans les prix TTC ou apparaître distinctement sur la facture.

Le prix du kWh ne correspond pas au seul coût de la molécule de gaz achetée sur les marchés. La fourniture, l’acheminement sur les réseaux de transport et de distribution, ainsi que la fiscalité, contribuent au coût final supporté par le client. Pour un logement chauffé au gaz, la fourniture représente, à titre d’ordre de grandeur, environ 40 à 50 % de la facture ; la distribution environ 25 à 30 %, le transport environ 5 à 8 %, l’accise environ 10 à 13 %, la CTA autour de 2 % et la TVA de l’ordre de 10 %. Cette répartition varie selon le contrat et les usages du logement.

Le compteur, lui, mesure des mètres cubes, alors que la facture est établie en kWh sur la base du pouvoir calorifique supérieur du gaz. Un coefficient de conversion, qui dépend notamment du gaz distribué et de l’altitude de la commune, transforme les m³ relevés en kWh facturables. Il figure sur votre facture et peut être vérifié avec notre convertisseur m³ vers kWh. Il n’est donc pas pertinent de comparer un index de compteur en m³ avec un prix affiché au kWh sans effectuer cette conversion.

Depuis la disparition définitive du tarif réglementé de vente du gaz pour les particuliers, tous les contrats sont des offres de marché. La Commission de régulation de l’énergie publie chaque mois un prix repère moyen de vente de gaz naturel. Ce repère est un indicateur de comparaison, non un tarif que les fournisseurs seraient obligés d’appliquer ; il est détaillé sur notre page consacrée au prix repère de la CRE.

HT contre TTC : ce que change la présentation du prix

Le prix hors taxes, ou HT, exclut les prélèvements fiscaux. Il peut être utile pour comprendre le positionnement commercial d’une offre, mais il ne permet pas de mesurer directement ce que vous paierez. Le prix toutes taxes comprises, ou TTC, est le bon repère pour comparer deux contrats et établir un budget, à condition de vérifier qu’il porte bien sur la même classe de consommation et la même zone.

Sur la consommation de gaz, l’accise sur le gaz naturel — qui a remplacé l’ancienne TICGN — et la TVA à 20 % entrent en jeu. L’abonnement obéit à un traitement différent : la TVA y est de 5,5 %, de même que sur la contribution tarifaire d’acheminement, ou CTA. La CTA finance les retraites des industries électriques et gazières ; elle est calculée sur la part fixe du tarif d’acheminement et est identique chez tous les fournisseurs. Retrouvez le détail de ces mécanismes sur notre page dédiée aux taxes sur le gaz.

C’est pourquoi une réduction annoncée sur le seul prix du kWh HT doit être interprétée avec prudence. Si elle ne porte que sur une partie commerciale hors taxes, elle ne réduit ni l’accise ni la TVA correspondante dans les mêmes proportions. L’économie effectivement visible en TTC est donc mécaniquement moins élevée que le pourcentage affiché en HT. Avant de retenir une offre, utilisez de préférence la colonne TTC de sa grille, ou demandez le coût total TTC correspondant à votre profil.

L’effet de la classe de consommation

Les fournisseurs et les grilles tarifaires distinguent des classes de consommation, car le coût d’un contrat n’est pas le même pour un logement qui utilise le gaz uniquement pour cuisiner et pour un logement chauffé au gaz. Les seuils résidentiels usuels sont les suivants :

  • Base : moins de 1 000 kWh par an, généralement pour la cuisson ;
  • B0 : de 1 000 à 6 000 kWh par an, le plus souvent pour la cuisson et l’eau chaude ;
  • B1 : de 6 000 à 30 000 kWh par an, notamment pour le chauffage ;
  • B2I : de 30 000 à 300 000 kWh par an.

La règle générale est la suivante : plus la classe est élevée, plus l’abonnement est élevé et plus le prix unitaire du kWh est bas. Ce compromis ne signifie pas qu’une classe élevée est avantageuse en soi : elle correspond surtout à un volume annuel plus important. Un foyer en classe Base peut ainsi avoir un prix au kWh supérieur à celui d’un foyer B1, tout en conservant une facture totale bien plus faible grâce à sa consommation réduite.

Ne choisissez donc jamais une ligne tarifaire en fonction du seul prix affiché : sélectionnez celle qui correspond à votre consommation réelle ou prévisionnelle. Votre classe figure généralement sur la facture. Si vous emménagez ou si votre usage évolue, par exemple après l’installation d’une chaudière ou l’abandon du gaz pour l’eau chaude, vous pouvez établir un ordre de grandeur avec notre outil d’estimation de consommation de gaz. Pour aller plus loin, consultez aussi notre guide sur l’abonnement gaz et les classes de consommation.

L’effet de la zone tarifaire

La France est divisée en six zones tarifaires de distribution, numérotées de 1 à 6. Elles reflètent l’éloignement de la commune par rapport au réseau de transport du gaz : la zone 1 est la moins chère et la zone 6 la plus chère. Votre zone est fixée à la commune ; vous ne la choisissez pas et elle figure sur votre facture.

Cet effet géographique peut modifier le prix appliqué à une même offre, particulièrement pour les profils de chauffage. Deux ménages ayant la même consommation et le même fournisseur peuvent ainsi ne pas recevoir exactement la même grille s’ils habitent dans des zones différentes. Il faut donc renseigner votre commune ou votre zone dans tout comparatif, plutôt que de reprendre un prix lu pour une autre ville. Notre outil permet de trouver votre zone tarifaire, et notre dossier explique le fonctionnement des six zones de gaz.

La zone tarifaire ne doit pas être confondue avec le fournisseur. Le fournisseur vend l’énergie et facture, tandis que le réseau est géré dans la plupart des communes desservies en gaz naturel par GRDF, ou par une entreprise locale de distribution dans certains territoires. Le gestionnaire de réseau est indépendant des fournisseurs ; il assure notamment les relevés et les interventions techniques. Les rôles respectifs sont détaillés sur notre page consacrée à GRDF et sur le site de GRDF.

Le piège du kWh isolé

Comparer deux contrats sur le seul prix du kWh est une erreur classique. Cette approche favorise artificiellement les offres à abonnement élevé, qui peuvent devenir intéressantes uniquement au-delà d’un certain volume de consommation. À l’inverse, un abonnement bas peut compenser un kWh un peu plus cher pour un petit consommateur. La bonne offre n’est donc pas universelle : elle dépend de vos kWh annuels, de votre classe et de votre zone.

Prenons deux offres A et B, en utilisant exclusivement leurs tarifs TTC. Le coût annuel théorique de l’offre A est égal à son abonnement annuel TTC, auquel s’ajoute votre consommation annuelle multipliée par son prix du kWh TTC. La même opération s’applique à l’offre B. La différence entre les deux résultats, et non l’écart entre les deux prix unitaires, indique l’économie ou le surcoût annuel attendu.

Pour un calcul plus technique, le seuil de consommation auquel deux offres se rejoignent peut s’écrire ainsi : consommation seuil = (abonnement B − abonnement A) / (prix du kWh A − prix du kWh B). Cette formule n’a de sens que si les deux prix sont exprimés sur la même base TTC, pour la même zone, la même classe et la même période tarifaire. Elle ne remplace pas la lecture des conditions : une promotion limitée dans le temps, un prix révisable ou une option de paiement peuvent modifier le résultat au fil du contrat.

Méthode de comparaison correcte

Pour comparer des offres de manière fiable, procédez dans cet ordre :

  1. Relevez votre consommation annuelle en kWh. Utilisez idéalement les douze derniers mois de facture. Si la facture repose en partie sur une estimation, un relevé réel ou un auto-relevé permet de corriger la base de calcul. Ne prenez pas un unique mois d’hiver comme référence annuelle.
  2. Identifiez votre profil tarifaire. Notez votre classe de consommation, votre commune ou zone tarifaire, ainsi que vos usages du gaz. Vérifiez aussi si votre abonnement est présenté au mois ou à l’année ; pour une comparaison annuelle, un abonnement mensuel doit être multiplié par douze.
  3. Comparez des grilles valables à la même date. Relevez, pour chaque offre, l’abonnement annuel TTC et le prix du kWh TTC correspondant exactement à votre profil. Les offres à prix variable peuvent évoluer ; le fournisseur doit alors vous informer au moins un mois avant une modification tarifaire, ce qui ne dispense pas de suivre votre contrat.
  4. Calculez le coût annuel TTC. Appliquez la formule : abonnement annuel TTC + consommation annuelle en kWh × prix du kWh TTC. Si une offre comporte une remise temporaire, calculez séparément le coût de la première année et celui des années suivantes, lorsque les conditions diffèrent.
  5. Vérifiez les conditions au-delà du prix. Regardez le mode d’évolution du tarif, la durée exacte d’une éventuelle promotion, les modalités de facturation et, le cas échéant, la part de biométhane couverte par des garanties d’origine. Un prix fixe doit être lu dans le détail : vérifiez précisément quels éléments du contrat sont fixés.
  6. Contrôlez votre résultat avec les outils disponibles. Notre simulateur de facture de gaz permet d’intégrer abonnement et consommation, tandis que le calculateur d’économies aide à mesurer l’écart entre deux grilles. Pour une référence institutionnelle complémentaire, le comparateur officiel des offres proposé par Énergie-Info permet également de confronter les contrats.

Cette méthode évite de confondre un affichage commercial attractif avec un coût réellement inférieur. Elle vous permet aussi d’isoler l’effet d’une hausse de consommation, d’un changement de zone lors d’un déménagement ou de la fin d’une promotion. Les prix de marché étant susceptibles d’évoluer, conservez la grille utilisée pour votre calcul et vérifiez son actualisation au moment de souscrire ou de changer de fournisseur.

Questions fréquentes

Le prix du kWh le plus bas garantit-il la facture de gaz la moins chère ?

Non. Le coût annuel dépend aussi de l’abonnement, de votre classe de consommation et, selon l’offre, de votre zone tarifaire. Un prix du kWh plus faible peut être compensé par un abonnement plus élevé.

Faut-il comparer les prix du gaz HT ou TTC ?

Comparez les prix TTC, car ils correspondent au montant réellement payé. Une remise exprimée en HT peut paraître plus importante qu’elle ne l’est sur la facture finale, puisque les taxes sur la consommation restent dues.

Pourquoi mon prix du kWh dépend-il de ma classe de consommation ?

Les grilles distinguent les petits usages, comme la cuisson, des usages incluant le chauffage. En règle générale, les profils qui consomment davantage ont un abonnement plus élevé, mais un prix unitaire du kWh plus bas.

Puis-je changer de zone tarifaire de gaz ?

Non. La zone est attribuée à votre commune selon son éloignement du réseau de transport et apparaît sur votre facture. Elle peut changer si vous déménagez dans une commune relevant d’une autre zone.

Le prix repère de la CRE est-il un tarif obligatoire ?

Non. Depuis juillet 2023, le prix repère publié mensuellement par la CRE est un indicateur de comparaison. Les fournisseurs ne sont pas tenus de l’appliquer à leurs offres de marché.

Comment calculer mon budget gaz si je n’ai pas encore de facture ?

Estimez d’abord vos besoins annuels selon vos usages, la surface, l’isolation et le type de logement. Utilisez ensuite l’abonnement TTC et le prix du kWh TTC correspondant à votre classe et à votre zone dans la formule de coût annuel.