Base
116 €/an
soit 10 € par mois
kWh à 0,1479 €
0 à 1 000 kWh/an · Cuisson seule
Prix du gaz
L’abonnement gaz est la part fixe de votre facture : vous le payez même sans consommation. Son montant dépend surtout de votre classe de consommation, ce qui impose de comparer les offres sur leur coût annuel total — et non sur le seul prix du kWh.

Base
116 €/an
soit 10 € par mois
kWh à 0,1479 €
0 à 1 000 kWh/an · Cuisson seule
B0
116 €/an
soit 10 € par mois
kWh à 0,1479 €
1 000 à 6 000 kWh/an · Cuisson + eau chaude
B1
280 €/an
soit 23 € par mois
kWh à 0,1174 €
6 000 à 30 000 kWh/an · Chauffage (+ ECS + cuisson)
B2I
331 €/an
soit 28 € par mois
kWh à 0,1141 €
30 000 à 300 000 kWh/an · Gros consommateurs
Barème indicatif au 1ᵉʳ août 2026, TTC, zone tarifaire 3.
Plus vous consommez, plus l’abonnement se dilue. Le tableau montre la part de la facture annuelle absorbée par la seule part fixe, au prix repère.
| Consommation | Classe | Abonnement | Consommation facturée | Total annuel | Part de l’abonnement |
|---|---|---|---|---|---|
| 300 kWh | Base | 116 € | 44 € | 161 € | 72 % |
| 800 kWh | Base | 116 € | 118 € | 235 € | 50 % |
| 2 000 kWh | B0 | 116 € | 296 € | 412 € | 28 % |
| 5 000 kWh | B0 | 116 € | 740 € | 856 € | 14 % |
| 9 500 kWh | B1 | 280 € | 1 115 € | 1 396 € | 20 % |
| 17 000 kWh | B1 | 280 € | 1 996 € | 2 276 € | 12 % |
| 28 000 kWh | B1 | 280 € | 3 287 € | 3 568 € | 8 % |
| 45 000 kWh | B2I | 331 € | 5 135 € | 5 465 € | 6 % |
Pour un logement en cuisson seule, la part fixe absorbe l’essentiel de la dépense : chercher le kWh le moins cher n’a presque aucun effet. Pour une maison chauffée au gaz, la logique s’inverse complètement.
Sur une facture de gaz naturel, l’abonnement est la part fixe : il est dû tant que votre contrat est actif, y compris si votre consommation est nulle sur la période. Il s’ajoute à la part variable, calculée à partir des kWh consommés. Son importance varie donc considérablement d’un logement à l’autre : il peut dominer la dépense d’un foyer qui utilise le gaz seulement pour cuisiner, tandis qu’il devient relativement limité pour une grande maison chauffée au gaz.
Depuis la disparition définitive du tarif réglementé de vente pour les particuliers, tous les contrats sont des offres de marché. Chaque fournisseur fixe sa grille tarifaire, dans le cadre des règles applicables au secteur. Pour comprendre et comparer ces grilles, consultez notre guide de l’abonnement gaz et examinez toujours le montant annuel complet, abonnement compris.
L’abonnement ne correspond pas à un paiement anticipé de gaz. Il rémunère la disponibilité du service et contribue aux coûts qui existent même lorsque vous n’ouvrez aucun robinet : gestion du contrat, facturation, accès au réseau et composantes fixes de l’acheminement. Le fournisseur vend l’énergie et établit votre facture ; le réseau de distribution est, dans la très grande majorité des communes desservies, exploité par GRDF, qui assure notamment le comptage, les relevés et les interventions techniques.
Dans la présentation commerciale d’une offre, le fournisseur affiche généralement un abonnement mensuel ou annuel. Il ne faut toutefois pas assimiler cette ligne à la seule rémunération du fournisseur : son niveau intègre aussi les contraintes tarifaires liées à l’accès au réseau. La contribution tarifaire d’acheminement (CTA), qui finance les retraites des industries électriques et gazières, est également liée à la part fixe de l’acheminement. À profil comparable, elle est identique quel que soit le fournisseur.
La fiscalité distingue elle aussi les deux parties de la facture. La TVA à 5,5 % s’applique à l’abonnement et à la CTA. La consommation supporte notamment l’accise sur le gaz naturel — qui a remplacé l’ancienne TICGN — ainsi qu’une TVA à 20 %. C’est une raison supplémentaire de ne pas comparer un abonnement hors taxes d’un côté et un prix du kWh toutes taxes comprises de l’autre. Retrouvez le détail des mécanismes dans notre dossier sur les taxes sur le gaz.
Les offres de gaz destinées aux particuliers reposent sur des classes de consommation annuelles. Elles servent à adapter la structure tarifaire au niveau d’usage prévu dans le logement. Elles ne désignent pas la taille du foyer à elles seules : un petit logement mal isolé chauffé au gaz peut relever d’une classe plus élevée qu’un logement plus grand dont le gaz ne sert qu’à l’eau chaude.
| Classe | Consommation annuelle indicative | Usage habituel |
|---|---|---|
| Base | Moins de 1 000 kWh | Cuisson |
| B0 | De 1 000 à 6 000 kWh | Cuisson et eau chaude |
| B1 | De 6 000 à 30 000 kWh | Chauffage au gaz |
| B2I | De 30 000 à 300 000 kWh | Très forte consommation résidentielle |
La logique générale est simple : lorsque la classe augmente, l’abonnement augmente aussi, tandis que le prix du kWh tend à être plus faible. Ce n’est donc pas une anomalie si deux voisins, ou deux logements du même immeuble, ne paient pas le même abonnement : leurs usages du gaz et leur classe peuvent différer. La commune peut également intervenir dans les conditions de la grille, notamment via les zones tarifaires de gaz, qui reflètent l’éloignement du réseau de transport.
Votre facture indique les éléments utiles pour identifier votre situation : consommation, prix unitaire, abonnement et, selon les fournisseurs, la classe ou le profil tarifaire appliqué. Si vous emménagez ou si votre usage évolue fortement — installation ou abandon du chauffage au gaz, par exemple — vérifiez que l’offre et la classe retenues correspondent bien à votre consommation prévisible. Notre outil pour estimer sa consommation de gaz permet de poser cette première estimation avant toute comparaison.
Le montant de l’abonnement compte en valeur absolue, mais son poids dans la facture dépend surtout du nombre de kWh consommés. La formule de base est la suivante : coût annuel = abonnement annuel + (consommation annuelle × prix du kWh), auxquels s’ajoutent les taxes selon les règles applicables. Lorsque la consommation est faible, le premier terme prend une place prépondérante ; lorsqu’elle est élevée, le second l’emporte.
Pour un profil Base, qui consomme moins de 1 000 kWh par an pour la cuisson, la part fixe peut représenter une fraction très importante — voire la plus grande part — de la dépense annuelle. L’attention doit alors porter d’abord sur l’abonnement, sans négliger le prix du kWh. Pour un profil B0 utilisant le gaz pour l’eau chaude et la cuisson, les deux composantes doivent être mises en balance : l’abonnement reste structurant, mais les kWh commencent à peser davantage.
En B1, le chauffage constitue en général l’essentiel des besoins : de l’ordre de 75 % de la consommation d’un foyer chauffé au gaz, devant l’eau chaude sanitaire et la cuisson. Le prix du kWh devient alors déterminant, car il s’applique à plusieurs milliers de kWh. En B2I, réservé aux consommations résidentielles très élevées, l’abonnement peut être plus élevé mais devient proportionnellement marginal face au volume annuel facturé. Cela ne signifie pas qu’il faut l’ignorer : une comparaison rigoureuse porte toujours sur le total annuel TTC.
Les graphiques et calculateurs présents sur cette page permettent précisément d’observer ce basculement. Pour compléter l’analyse avec vos données, utilisez notre simulateur de facture de gaz plutôt que de retenir uniquement une remise affichée sur le kWh.
Une offre à petit abonnement n’est pas systématiquement la moins chère. Elle peut compenser cette part fixe réduite par un prix du kWh plus haut. Inversement, une offre avec un abonnement supérieur peut devenir plus intéressante dès lors que sa baisse de prix unitaire s’applique à un volume de consommation suffisant. L’offre pertinente est donc celle dont le coût annuel estimé est le plus faible pour votre consommation, votre classe et votre commune.
La méthode consiste à comparer deux calculs homogènes :
Si l’offre A a un abonnement plus élevé que l’offre B, mais un kWh moins cher, l’écart d’abonnement doit être compensé par l’économie réalisée sur chaque kWh. Le seuil de rentabilité se calcule en divisant l’écart annuel d’abonnement par l’écart de prix du kWh, à condition de comparer des prix exprimés avec la même fiscalité. Au-delà de ce seuil de consommation, l’offre au kWh le moins cher peut prendre l’avantage ; en dessous, l’offre au petit abonnement peut être préférable.
Attention aux pourcentages de réduction : ils sont fréquemment annoncés sur le prix du kWh hors taxes. L’économie réellement visible sur votre facture TTC sera donc plus faible, et elle ne dit rien de l’abonnement. Vérifiez la grille tarifaire actualisée du fournisseur, puis confrontez les offres dans notre comparateur de gaz. Le prix repère de la CRE est un indicateur mensuel utile pour situer une offre, mais ce n’est pas un tarif que les fournisseurs sont obligés d’appliquer. La Commission de régulation de l’énergie publie les informations de référence sur ce cadre de marché.
Une résidence secondaire occupée quelques week-ends, ou un logement dont le gaz ne sert qu’à la cuisson, présente un cas particulier. Même si les équipements consomment peu, l’abonnement reste payable pendant toute la durée du contrat actif. Réduire encore quelques dizaines ou centaines de kWh peut donc produire un effet limité sur la facture totale, alors qu’un écart d’abonnement annuel entre deux offres est immédiatement perceptible.
Avant de conserver le gaz dans un logement peu occupé, identifiez les usages réels. Le gaz assure-t-il seulement la cuisson, ou aussi l’eau chaude, le chauffage d’appoint et la protection contre le gel ? Une consommation facturée sur estimation peut aussi brouiller le diagnostic : l’auto-relevé, gratuit, aide à la corriger lorsque votre compteur n’est pas communicant. Consultez notre guide pour relever un compteur de gaz et, si nécessaire, notre convertisseur m³ vers kWh : le compteur mesure des mètres cubes, mais la facture est établie en kWh.
Pour ces profils, la meilleure offre n’est pas automatiquement celle qui promet le kWh le moins cher. Comparez le coût sur douze mois, en tenant compte d’une consommation prudente et réaliste. Le service public Énergie-Info rappelle les droits et démarches des consommateurs d’énergie ; son comparateur officiel peut aussi servir de point de contrôle complémentaire.
Tant qu’un point de livraison de gaz est alimenté dans le cadre d’un contrat, il n’est pas possible de ne payer que les kWh consommés : l’abonnement fait partie de la structure normale de la facture. Mettre sa chaudière à l’arrêt pendant plusieurs mois ou ne pas occuper le logement ne supprime donc pas, à lui seul, la part fixe. Il n’existe pas non plus d’offre de gaz naturel à abonnement nul qui maintiendrait l’accès au réseau sans contrepartie fixe.
La seule manière de ne plus payer d’abonnement à un fournisseur est de ne plus disposer d’un contrat de fourniture de gaz actif. Cette décision doit être distinguée d’un simple changement de fournisseur. Pour changer d’offre, ne résiliez jamais vous-même avant d’avoir souscrit ailleurs : le nouveau fournisseur organise la résiliation de l’ancien contrat, gratuitement, sans coupure ni intervention technique. Les modalités générales du changement de fournisseur sont également expliquées par le Médiateur national de l’énergie.
En cas de départ définitif ou d’abandon durable du gaz, une résiliation peut être demandée sans frais ni pénalité pour un particulier. Vous n’aurez alors plus de fourniture active, ce qui peut impliquer des démarches de remise en service si vous souhaitez utiliser le gaz de nouveau. N’engagez pas cette démarche uniquement pour économiser quelques mois d’abonnement sans avoir évalué vos besoins de chauffage, d’eau chaude et de cuisson ; comparez d’abord vos scénarios avec notre outil de calcul des économies de gaz.
Oui. Tant que votre contrat de fourniture est actif, l’abonnement reste dû, même en l’absence de consommation. Il rémunère la disponibilité du service et les composantes fixes intégrées à la fourniture et à l’acheminement.
Le chauffage fait généralement basculer le logement vers une classe de consommation plus élevée, le plus souvent B1. Dans les grilles tarifaires, une classe supérieure s’accompagne en principe d’un abonnement plus élevé et d’un prix du kWh plus bas.
Cela dépend de votre consommation annuelle. Un petit consommateur a intérêt à accorder une attention particulière à l’abonnement, tandis qu’un foyer chauffé au gaz doit aussi examiner de près le prix du kWh. Comparez toujours l’abonnement et la consommation dans un coût annuel TTC unique.
La CTA est une contribution liée à la part fixe du tarif d’acheminement. Elle apparaît parfois distinctement sur la facture et supporte une TVA à 5,5 %. Son montant ne constitue pas un levier de concurrence entre fournisseurs à profil équivalent.
Il faut lire précisément les conditions de l’offre et sa grille tarifaire. La qualification « prix fixe » décrit les engagements contractuels du fournisseur, dont le périmètre doit être vérifié. Pour une offre variable, le fournisseur doit informer le client au moins un mois avant une évolution tarifaire, avec possibilité de résilier sans frais.
Oui, la résiliation d’un contrat de gaz d’un particulier est gratuite et sans pénalité. Vous ne disposerez alors plus de fourniture de gaz active et une remise en service pourra être nécessaire en cas de reprise ultérieure. Évaluez donc l’économie d’abonnement au regard de vos usages réels et des démarches futures.
Le prix repère publié chaque mois par la CRE est un indicateur de comparaison qui prend en compte les composantes d’une fourniture de gaz selon les profils concernés. Il ne constitue pas un tarif réglementé et aucun fournisseur n’est tenu de l’appliquer. Une offre doit être comparée à partir de sa propre grille, abonnement inclus.